Dossard 4061 – Transjurassienne

Transjurassienne 2014Dimanche 9 février 2014, Combe de Lamoura, Jura.

Le bruit sourd du canon, le départ est donné ! Le sang dans mes tympans, mon cœur à 160, déjà. La neige, fouettée par le vent, qui gifle mon visage. Je m’excite sur mes skis, pestant, rageant, happé par l’urgence. Jean-Fa m’a pris cent mètres, dans la tourmente je le distingue à peine. La course est lancée !

Les spectateurs enthousiastes guettent les premiers. Et bientôt les voilà, les pros, fins, racés, déliés qui glissent sans forcer, en apparence du moins. La piste est large mais la meute s’y déploie, dévorant l’espace, chacun soucieux de se placer au mieux pour les premiers lacets. Ils s’engagent à la corde, je serre à l’extérieur. Ca passe, ouf ! Un faux plat descendant, je relance la machine, désordonné, asphyxié. La piste est libre de nouveau. J’en profite. Un second coup de canon, la seconde vague s’élance, plus nombreuse. Je la vois s’approcher. Ca va un peu moins vite mais qu’est-ce que ça avance ! Les fondeurs fondent sur moi si nombreux désormais que je quitte la piste avant qu’ils ne me ratatinent. Je percute un spectateur, manque de chuter, lâche un bâton dont la dragonne fixée trop vite a cédé. Le temps de me remettre sur pied, le canon a remis ça et a lâché la vague suivante, plus généreuse encore. Avant qu’elle ne déferle, je peux gagner cent mètres, deux cents peut-être si je m’épuise un peu. Alors j’appuie. Mais le vent a forci, pleine face, et je progresse à peine. Je lâche l’affaire…

Qu’ils passent donc tous, la troisième, la quatrième vague, toutes les vagues de la terre même, les deux mille skieurs décidés à traverser le Jura en ce dimanche neigeux. Ils sont au bon endroit au bon moment, eux ! Moi, qui pousse pourtant sur mes jambes depuis un bon quart d’heure sur la même piste qu’eux, je n’ai pas pris le départ ! Pas encore. A contresens sur la piste, je mobilise mon pas de patineur approximatif pour rejoindre le départ ! Quand on a pas de tête il faut avoir des jambes non ?

Jean-Fa et moi pensions rejoindre l’aire de départ en voiture mais la police nous en a empêché. Périmètre fermé. Il a fallu laisser la voiture, à trois kilomètres du départ. Coup de bol, le parcours de la course longeait la route à cet endroit. Nous avons sorti les skis à la hâte, coupé à travers champ et rejoins la piste. Pas d’autre option que de rallier le départ à ski, à rebours donc ! Le peu de marge de sécurité pris dans notre timing serré ce matin a été cramé dans une histoire de Camelbak qui fuit, de gants oubliés et de bonnet perdu. Alors une fois en piste, même à contresens, il a fallu foncer ! Jean-Fa a pu faire la jonction juste à temps pour partir avec la dernière vague. Moi qui n’ai ni son cardio ni sa technique j’arrive sous une banderole maintenant désertée.

Devant moi la traversée du Jura, 70 kilomètres de skating, autant dire tout l’espace. Seul. Sous la neige. Sans même le réconfort en points de mire de collègues d’épopée, disparus derrière la première bosse, jusqu’au dernier.

Bon…

Derrière moi, cinq semaines de pratique du skating seulement, une quinzaine d’heures d’entrainement, une mise à niveau express brutalement interrompue par une sale entorse à la cheville, deux semaines plus tôt, une chute sur une pente du Vercors. Derrière moi un hiver feignant passé à digérer un marathon d’automne qui n’a pas bien tourné.

70 kilomètres, seul…

Bon…

On a beau se voir parfois invincible, on a beau haïr l’abandon et aimer les histoires de souffrance imbécile, il faut se rendre à l’évidence parfois. Ça ne passera pas. Pas cette fois. Il m’en fallait bien une non ? Une histoire de renoncement piteux je veux dire. Et bien c’est le moment ! Je jetterais bien mes skis dans le fossé, ici, tout de suite, devant les quelques badauds amusés par ce concurrent solitaire et qui commencent à se disperser. Mais il me faut rejoindre la voiture et le plus simple sera de le faire à ski, par la piste. Dans le bon sens cette fois.

Je franchis donc la ligne, et me voilà parti, le dossard sur le torse car je ne sais qu’en faire. Trois kilomètres à parcourir, plus cléments dans ce sens car le vent souffle du sud et que je vais au nord. Le stress est tombé et mon cœur s’est calmé car j’avance à mon rythme, frustré mais soulagé d’avoir pris la bonne décision. L’effort tranquille me réconforte.

J’arrive à la voiture, plus vite que je ne l’aurais cru. La nature est belle, tachetée de flocons. Je réalise qu’une petite balade ne me ferait pas de mal. Etre venu jusqu’au cœur du Jura pour faire trois kilomètres serait quand même idiot. Puisque j’ai le dossard, autant en profiter. Profiter du parcours, pousser jusqu’au premier ravito, dix kilomètres plus loin, s’avaler un casse-dalle et de là revenir ferait une jolie boucle. Puis rentrer à l’hôtel, me prendre un bon bouquin sur fond de gros flocons et attendre mon Jean-Fa lancé dans son exploit ! Allez, c’est parti !

Oui, je vous vois sourire ! Non, vous n’y croyez pas. « Il est parti pour de bon dites-vous, évidemment ! Une fois lancé il ne s’arrêtera plus ! On le connaît comme si nous l’avions fait le bougre d’imbécile ! ». Et bien vous vous trompez ! Cette fois je suis parti… pour m’arrêter chers amis ! C’est sûr ! Quatre ans d’épreuves longue distance m’ont tout de même appris deux trois choses sur moi-même : je connais mes limites, je connais mes envies, même les plus profondes. Et je ne suis pas fâché au fond de conter un échec, un vrai !

La piste s’élève, splendide, dans la forêt lourdement enneigée. Un vrai décor de film, cette « Forêt du Massacre ». Je pourrais en souffrir mais je reste en dedans, en retrait dans l’effort, dilettante. Tiens, un concurrent ! Jean-Pierre, 73 ans, dixième transju au compteur cette année, empêtré dans un problème de fixations. Un compagnon d’infortune sympathique, content de me dire tout le bien qu’il pense de cette épreuve mythique. Nous repartons ensemble et papotons un peu avant qu’il n’abandonne, fixation arrachée.

Kilomètre douze, premier ravito, mon arrivée à moi ! Ou presque, car il me faudra bien revenir sur mes pas. Les bénévoles sont aux petits soins, sympathiques. L’un d’eux me demande : « Y’en a encore beaucoup derrière vous Monsieur ? ». « Ben non, un ou deux peut-être, mais pour moi c’est fini ». « Ah bon, déjà ? C’est dommage ! ». « Je sais, je sais mais Mouthe est trop loin. Pas la condition aujourd’hui ! Peut-être l’an prochain ! ». « Sûrement M’sieur, sûrement ! ». J’avale un merveilleux bouillon de poule bien chaud, souriant, tranquille. « Et le prochain ravito, il est loin au fait ? » « Dix kilomètres tout au plus, aux Rousses ». Une idée me traverse : « Peut-on revenir à Lamoura de là bas? ». « Oui, bien sûr, vous avez des navettes, un peu partout sur le parcours qui vous ramènent au départ». Tiens, tiens… Et si plutôt que de rebrousser chemin je finissais ma promenade sur le parcours et revenais en navette ? Pas plus long, bien plus fun. Malin ! Et puis Les Rousses, la capitale du ski de fond, sa célébrissime « Montée de l’Opticien », ça se visite non ? Allez ! J’avance !

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La piste a quitté la forêt pour s’engager sur un plateau. Le vent a forci, heureusement toujours favorable ! Il neige tant, que seul sur cette immensité, je crains de perdre la piste parfois. Le ski est facile, des faux plats, de vrais plats, d’inoffensives descentes, exactement ce dont je suis capable. Tant mieux, car pas la moindre envie de me rentrer dedans. Je me surprends à glisser parfois correctement. C’est le métier qui rentre. Les hanches parviennent à tourner, le pied se pose à plat, le bon transfert du poids, le bras opposé en balancier, loin derrière, profond. Ça ne dure jamais longtemps, une sensation furtive, l’espace d’une paire de pas mais tout devient si simple si beau que je me prends à sourire dans ma barbe blanchie. Drôle de sport ce skating, fait d’endurance féroce et de pas de danseuse.

Et ainsi, de fil sans trop d’aiguilles, je me faufile facile et me voilà aux Rousses, kilomètre vingt. En pleine ville, la montée de l’Opticien s’avère courte mais raidasse en diable et surtout défoncée ! J’ai l’impression qu’un troupeau de mammouths m’y a précédé, ce qui est sans doute vrai car plus de deux milles fondeurs sont passés ce matin ! Mes skis s’enfoncent d’ornière en ornière dans une neige lourdingue. On dit qu’aux heures de pointe on s’y bouscule ici, on s’y arrache, on s’y marche dessus, portée par une foule agglutinée et assourdi par le son des cloches ! Sur les coups de 10h30, deux heures après le départ on s’y ennuierait presque. Une poignée de spectateurs m’y encourage, non plus avec passion mais plutôt compassion ! Je leur souris, pas dupe. En haut un ravito, le second. La neige s’est arrêtée de tomber mais le bouillon de poule fait toujours chaud au corps. Surprise, quelques concurrents en déshérence s’y attardent encore. Je ne suis plus si seul. J’aime bien. Les sensations sont bonnes et la balade est belle. Le prochain ravito est à dix kilomètres au terme d’une portion plate. Pourquoi donc s’en priver ? Je rentrerai de là-bas. Et hop ! Direction Bois-d’Amont.

Ça y’est je suis dans le rythme ! Les faux plats descendants et un vent favorable y contribuent drôlement mais il n’y a pas que ça. Je suis là je suis bien, sans autre forme de pression que l’ambition d’atteindre mon prochain bouillon de poule, dans la course et hors course, un entre-deux nouveau que j’observe amusé. Il y a donc quelque chose qui n’est ni la vie ni la mort et qu’on peut apprécier. Etrange et apaisant.

Les kilomètres défilent et Bois-d’Amont m’atteint plus que je n’y arrive, kilomètre 32, 3h07  à la montre. «Vous êtes ici» est écrit sur le plan de course à coté d’un cercle rouge. Les nouvelles vont vite, décidemment. Je ne le sais pas encore mais les premiers viennent de franchir la ligne déjà ! Eux aussi allaient vite !

L’idée de finir cette course qui n’en n’est plus vraiment une me traverse l’esprit, pour la première fois. A ce stade j’ai tout fait… et rien fait à la fois. Plus de trente kilomètres seul, certes, plus que je n’ai jamais fait, mais seulement trente kilomètres… Car reste l’essentiel : la montée du Risoux, LE morceau de choix de l’épreuve, un long morceau de croix dit-on, vers le Chalet des Ministres, puis une descente terrible, Bellefontaine, et une autre ascension, celle des Célestines moins mauvaise quoique… Après soixante bornes plus rien n’est anodin.

Mais je n’en suis pas là, et puis on verra bien, et puis à réfléchir on finit par se perdre ! Alors je remets les gaz. Pas d’autre objectif que de voir Les Ministres. Et puis accessoirement survivre à Bellefontaine. Car une fois aux Ministres il faudra bien descendre !

Pour fêter ma folie le soleil s’est levé, bon prince. Le ciel est presque bleu et les sapins sublimes. C’est le cosmos lui-même qui m’invite à grimper cette montée de mastards ! J’obéis ébloui d’être ainsi distingué! Mais ici la balade se transforme en bras de fer. Je m’accroche à la pente, par les pieds par les mains, poussant sur les bâtons, arrachant mes spatules pour quelques centimètres et encore quelques autres, ahanant comme un bœuf, suant mon bouillon de poule à grandes rivières salées entre mes omoplates ! Sacrebleu ! Je m’arrête, je repars et je m’arrête encore et puis je me relance. Et puis un raidillon plus méchant que méchant et je dois déchausser. Une bonne centaine de mètres que je franchis à pied, les skis sur les épaules. Mais il faut s’y remettre alors je m’y remets. Et de fils à aiguilles cette fois, une heure et quart plus tard, le chalet des Ministres que j’atteins épuisé mais heureux comme un pape après cette empoignade ! 4h17 de course, kilomètre 39.

Ravito bienvenu ici bien sûr, autour duquel les bénévoles s’activent… non pas pour chouchouter trois pauvres concurrents échoués sur le buffet mais parce qu’ils plient les gaules ! « Y’en a beaucoup derrière vous M’sieur ? ». Encore cette question ! Ils sont sympas pourtant ces bénévoles mais ils ne peuvent cacher qu’après six heures passées dans la neige et le froid ils se rentreraient bien regarder Télé Foot ! J’aimerais leur faire plaisir, repartir comme une balle, comme un coureur pressé assoiffé de chrono mais j’en suis incapable. J’ai besoin d’une vraie pause alors je prends mon temps à manger et à boire et à discutailler. Il fait beau, c’est sympa, ça trompe la lassitude. Car cette fois c’est certain me voilà entamé. Plus que la fatigue ma cheville droite m’inquiète. Elle commence à couiner, à m’élancer salement et à prendre ses aises avec mon équilibre. Je crains la mauvaise chute dans la descente à venir… Mais pas de navette d’ici, alors la peur au ventre je m’élance dans Bellefontaine.

Difficile d’imaginer avant dêtre monté sur une paire de skis de fond combien ces deux fines planches dépourvues de carres sont peu faites pour descendre, combien à haute vitesse elles n’en font qu’à leur tête, rétives et à la droite et à la gauche tout autant qu’au freinage! En matière de descente, j’ai appris deux trois choses ces dernières semaines, les petits pas d’ajustement au cœur de la courbe, la position du bras opposé, l’engagement des épaules, l’importance du regard mais je n’en mène pas large. Car ici ça file fort, vite, ça serpente, et les sapins défilent, plus proches qu’on ne le voudrait. Je serre les dents, les fesses, un ouf à chaque virage. Ça passe, ça passe, et encore et encore et puis bien sûr ça casse ! Je n’ai rien vu venir, j’ai le nez dans la neige, une chute violente, douloureuse. Je me remets sur ski, tâte mes abatis qui ont l’air tous en place. Je repars secoué mais intact, décidé à redoubler de prudence. J’y parviens car me voilà en bas sans autre sortie de piste, soulagé de m’être tiré de ce vilain traquenard pour l’essentiel entier.

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Les conditions climatiques sont toujours idéales et j’ai récupéré de l’effort du Risoux. Je reprends donc sans peine mon ballet maladroit, ce pas du patineur si limpide sur Eurosport si laborieux en vrai ! Ce sont mes chevilles qui pâtissent d’abord de ma technique en vrac. A chaque pas mal posé elles sont plus douloureuses, la droite en tête. Aussi, dès que la pente le permet, je me glisse dans les rails du ski de fond en ligne, creusés sur le coté de la piste, et pousse sur les bâtons. Ça n’avance pas très vite, ça épuise les bras mais les chevilles tenues se font presque oublier. Autrement tout va bien, une fatigue mesurée, l’épuisement à distance. Je ne suis pas dans l’exploit, pas dans le dépassement. J’apprécie le moment et n’ai plus guère de doute : je finirai cette course. Ça n’ira pas très vite mais ça ira au bout. Je me l’avoue enfin. A moins qu’une chute n’ait finalement ma peau ? Car désormais, à la première descente mes chevilles branlantes m’envoient faire la culbute, parfois anodine, parfois violente. Mais mon ange gardien veille et chaque fois je repars avec peur mais sans mal.

Coté ravitaillement, c’est toujours fois plus succinct, et en bénévoles et en nourriture. Il est temps d’en finir ! C’est bien  mon intention, mais lentement. Je le répète et à moi-même et aux bénévoles qui en motos-neige cette fois se portent à ma hauteur. Ils me proposent de monter, d’abréger la balade, d’abréger leur journée aussi sans doute ! Je ne suis même pas tenté, tout entier dans ma bulle, serein. Six heures de course sonnent quand j’arrive au pied de la dernière difficulté, la côte de Colombine juste après Pré Poncet, kilomètre 55.

Il me faudra une heure pour arriver en haut, six kilomètres plus loin, un record de lenteur ! C’est le prix à payer pour passer du bon temps. Et après tout, qu’ai-je d’autre à faire de mieux par ce bel après-midi ? Et puis tant que je monte c’est que je ne descends pas et cette maxime stupide suffit à mon bonheur. Je préfère sur ces pentes la sueur à la peur.

Sommet de la Colombine, sept heures de course. Dix kilomètres seulement, de descente exclusive, et ce sera la quille ! Dois-je en rire ? En pleurer ? Quelques centaines de pas de patineur faciles et j’aurai ma médaille. Mais pour combien de chutes ? Et pour quelles conséquences ? Si près du but, se faire vraiment mal serait tout de même ballot. Je n’ai pourtant jamais été aussi exposé ; mes chevilles me le disent : elles me laisseront tomber à la première ornière ! Et ça ne fait pas un pli. Un kilomètre plus loin, la courbe est plutôt large mais elle se prend très vite, à prés de quarante à l’heure. Trop vite ! Ma tête heurte la neige, durement, salement. Je vois danser des étoiles dans le ciel bleu azur. Je suis sonné. Presque la chute de trop. Là je me suis fait peur. Je repars néanmoins après quelques minutes car je suis verrouillé désormais sur la cible, tout en mode finisher.

Retour dans les sapins à cinq kilomètre du but, toujours en descendant. La piste se rétrécit. Les panneaux « danger » fleurissent, les bénévoles font des grands signes et demandent la prudence. Je ne me fais pas prier. Il fait chaud et la neige est devenue une bouillie impraticable. Un peu plus loin la pente s’accentue encore, la neige ne ressemble plus à rien, la piste devient plus étroite que jamais bordée de sapins menaçants. C’est décidé : je déchausse, je descends à pied ! J’ai poussé mon bouchon bien assez loin comme ça ! Et me voilà parti, skis en main, pour deux kilomètres de marche dans la mélasse. La rando est sympa, et surtout tellement sûre. Je range l’instinct de survie, je ressors le sourire.

La plaine, enfin, et Mouthe en point de mire, un dernier kilomètre, plat comme le dos de la main, sous une jolie lumière de fin d’après-midi. Je soigne mon style et patine presque bien. C’est cool. Je charrie une grosse fatigue mais c’est un fardeau sain, celui d’une belle journée au grand air, pas celui qui écrase. Le speaker a tout son temps pour annoncer mon nom quand je franchi la ligne, seul bien sûr, après 8h24 d’une course improbable ! Je termine 2076ème sur 2087 finishers. Pour paraphraser la saine réaction de ma fillette lors de son premier triathlon terminée avant dernière à l’âge de six ans : j’ai pas perdu !

Non au contraire, j’ai même gagné je trouve ! J’ai gagné une belle journée de sport, une autre tranche de vie à la texture nouvelle, une drôle d’histoire à raconter.

Et oui, vous aviez raison, j’ai fini par finir !

Le soir avec Jean-Fa nous sommes comme des gamins qui auraient joué un tour à une gentille veille dame, cette Transju vénérable, prise à la one again. « Les Pieds Nickelés font du ski de fond » allais-je pouvoir titrer mon futur race report ! Nous en rions aux larmes et notre super gueuleton a des allures de fête !

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5 commentaires sur “Dossard 4061 – Transjurassienne

  1. Ça me rappelle mes vacances dans le Jura, du côté des Hautes Combes, dans une chouette maison d’hôtes du hameau du Manon, pile poil sur la GTJ qui fait que, l’on sort de la maison, raquettes ou skis aux petons, nul besoin de prendre la voiture, on est déjà sur la belle blanche… Sauf que moi, j’aime pô trop la neige ni la montagne, j’suis plutôt Atlantique… Mais j’ai appris à goûter cette moyenne montagne, calme, silencieuse, humaine dans ses hauteurs… L’habitude voulait qu’on y passait une semaine en hiver, les habitudes sont faites pour être changées… Peut-être l’an prochain… En tous cas, chapô bas pour l’exploit ! 🙂

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  2. Quel talent ! On vit totalement cette transjuranienne on est complètement dans l’ambiance. On voit même les paysages …..!!, On souffre, on se ballade, Bravo

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