Ventouxman 2015 – Dossard 346 : Very bad Tri ou La finitude du finisher

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Il en est des séries comme des histoires d’amour : la plupart finissent mal. Cinq ans de triathlon, de multiples épreuves disputées, des centaines de kilomètres enchainés en natation, vélo, course à pied, des enchainements sans couture, des souffrances sans rupture, des précipices frôlés, un vertige contrôlé, une bonne étoile aux aguets, des arrivées glorieuses, d’autres piteuses, suantes et trébuchantes, des arrivées tout de même, des arrivées chaque fois. Et puis un jour le goût acre de l’abandon en bouche, celui du renoncement, celui qui n’arrive qu’aux autres, au faible, au malchanceux, à l’imprévoyant, au mal préparé, celui de l’autre coté de la rivière du monde. Mais non, aucune rivière ne nous sépare. Le monde est un marécage dans lequel nous pataugeons avec un même bonheur incertain, champions et anonymes, supers nous-mêmes et simples moi, évoluant si loin et sans s’en douter si près. Et à l’heure H, à un moment écrit depuis toujours dans la course des étoiles, après trois heures, quarante trois minutes et quatorze secondes de course, au kilomètre soixante douze, le 7 juin 2015 à 11h43, dans une pente dont les pourcents sont devenus pour sang, sous un soleil de printemps qui se prend pour l’été on met pied à terre. Fin de série.

Mon costume de super héro pèse une tonne de sueur et d’abattement. Je regarde mon vélo couché sur le flanc, sur les flancs du Mont Ventoux, de mon Ventoux, ce géant que je croyais avoir apprivoisé ces dernières semaines. Le vélo du gars qui a flanché. Qui a rompu ses vœux. C’est donc ça. Je donne mon dossard à un arbitre qui griffonne mon nom sur un carnet racorni. C’était donc aussi simple ? La ligne était donc-elle si mince depuis toujours entre l’exploit et l’ordinaire ? Entre le fait d’arme dont on banalise la portée à la machine à café, faussement modeste, des étoiles dans les yeux et le fait d’ombre fait pour y rester, dans l’ombre justement ? J’entends les ricanements du géant. Le géant de Provence, ce Mont Ventoux, gravi cinq fois le mois dernier et qui tient sa revanche. Et en échos en arrière-plan les rires des Izoard, Madeleine, Télégraphe, Croix de Fer pour ne citer que les plus grands, ces sommets mythiques tous conquis en cadence ces cinq dernières semaines, parfois à plusieurs reprises, un peu plus vite chaque fois, en prévision de ce Ventouxman qui s’annonçait féroce. J’avais cru m’y construire une statue, j’y ai creusé ma tombe, y brûlant mes poumons. Quelques semaines déjà qu’une gêne respiratoire se pointait à l’effort, au sur-effort surtout quand je lâchais les chevaux sur les derniers lacets. Un bobo. Un bobo de plus, une récrimination du corps dont j’ai pris l’habitude et que je sais faire taire me disais-je. Car les perfs étaient là, bonnes, très bonnes mêmes, meilleures à chaque sortie dans l’intensité d’une montée chrono comme dans la durée d’un long parcours vélo, celui de l’Embrunman par exemple, les 188 kilomètres légendaires refaits deux fois ou presque, trois semaines auparavant, le sourire aux lèvres, à trois jours d’intervalle, tenant la cadence de copains en pleine prépa Ironman. Pourquoi donc s’inquiéter ? Je m’inquiétais pourtant, un peu, et le doc prescrivait quelques pulvérisations. Il me parlait de pollen, d’ambroisie, d’allergie avivée par l’effort, d’inflammation naissante pas très préoccupante. Quelques jours de repos, tout irait pour le mieux. Dans la fournaise lyonnaise, une semaine avant la course je déclarais pourtant un rhume carabiné qui me laissait KO. Enervant. Mais un rhume reste un rhume et deux jours avant la course en dépit d’un nez pris, je me déclarais guéri ! Avec moins de deux mois d’entrainement pour un half ironman de cette difficulté j’avais bien conscience de marcher sur un fil mais je ne voyais pas que c’était sur celui du rasoir. Et puis bon ça passerait, ça passe toujours. Nous autres triathlètes toujours en balance entre maux et merveilles le savons plus que quiconque : CA PASSE TOUJOURS !

Sur le plan d’eau du lac de Piolenc, à quelques kilomètres d’Orange, vers sept heures du matin, le jour du départ je suis bien, le nez toujours coulant mais le muscle vaillant. Il va faire 35 degrés en vallée ce jour et il fait déjà doux. Je retrouve Alex sur l’aire de transition. C’est bon de voir un maillot du Stade. Une bouffée d’affectation me traverse tandis que nous nous étreignons et que nous rejoignons ensemble le départ. L’eau tiède me fait à peine frissonner tandis qu’elle entre dans la combi. C’est rare et agréable. Nous sommes seulement cinq cents au départ pour cette première édition du Ventouxman. Pas de grosse bagarre en perspective. Parfait. J’ai seulement vingt kilomètres d’entrainement de natation au compteur cette année autrement dire zéro et n’attends pas de miracles. Juste rester dans le confort. Puis faire un gros vélo. Et me finir à pied ! Tactique frustre, tactique de triathlète.

C’est parti pour un nouveau tour de manège ! Je m’élance prudemment, zen même, et je trouve mon rythme lent finalement assez vite. Le premier tour passe facile ce qui m’incite à accélérer… quelques dizaines de mètres avant de renoncer. Impossible de mettre plus de bras sans m’essouffler en diable. Je voulais voir, j’ai vu ! Je sors de l’eau en 41 minutes pour 2200 mètres, mes temps de passage habituels. Je suis mal classé et je le sais mais j’ai tout misé sur le vélo cette saison ; ils vont voir ce qu’ils vont voir !

Il n’est pas encore neuf heure ; c’est officiel, il fait chaud. Et le vent s’est levé, assez puissant, de travers. Devant moi 65 kilomètres de traversée de vignes avant l’ascension du Ventoux où se jouera la course. Pas question de partir comme une brute. Après vingt kilomètres molassons, Pascal, coturne et coéquipier du jour, revient à ma hauteur. On plaisante trente secondes avant qu’il ne me dépasse. Moi qui m’endormais, ses relances nerveuses me mettent dans la course : je décide de le suivre. Il n’est pas venu pour profiter du paysage c’est clair. Nous dépassons concurrents après concurrents, c’est bien. Et puis une première côte, quelques centaines de mètres seulement dans un joli village, et puis une seconde, plus raide, à peine plus longue au kilomètre 60… et puis rien justement ! Là où je devrais m’envoler, seul mon cœur s’emballe. Je cherche l’oxygène comme un poisson sur le sable mais ne trouve qu’une sensation d’oppression désagréable. Kilomètre 65, village de Bédoin, pied du Ventoux, ravito. J’y arrive à bout de souffle. Après moins de trois heures de course. Que m’arrive-t-il ? Je pose le vélo, m’asperge, me désaltère, m’encourage. Ca va passer. CA PASSE TOUJOURS. Je repars.

Traversée du village, épingle à cheveux à droite au rond point, petit virage à gauche, la grosse borne jaune et blanche de l’autre côté de la route et c’est parti pour les 21 kilomètres d’ascension, les 1600 mètres de dénivelé, l’empoignade pour laquelle nous sommes venus. Les cinq premiers kilomètres sont des préliminaires. Ils sont faits d’une pente douce, quelques petits pourcents juste là pour endormir le cyclo et faire monter la moyenne. Je ne devrais pas y souffrir, je ne devrais pas m’y trainer, je devrais même m’y raisonner pour ne pas accélérer follement. Sauf que… Sauf que j’y bagarre comme s’il s’agissait des derniers virages tout là-haut. Sauf que ma poitrine est devenue une prison. Sauf que j’avance si lentement que je ne transpire pas ! Il fait plus de trente degrés et JE NE TRANSPIRE PAS ! Non, j’étouffe, c’est plus propre. J’essaie de me secouer, quelques mètres en danseuse. Les jambes adorent, le cardio beaucoup moins, qui s’affole. Un kilomètre encore avant la première vraie rampe. Je patine mais m’accroche. Ca va revenir, c’est sûr. CA REVIENT TOUJOURS. C’est le tri ça, des hauts, des bas, du beau et du terrible qui se nourrissent les uns les autres. C’est pour cela que j’aime ce foutu sport, son improbable dramaturgie. La pente va s’élever bientôt dans la forêt, vraiment, et quelque chose se passera, l’excitation montera, mon organisme mutera, ma poitrine se libèrera. Encore un effort mon grand, encore un effort. J’ai arrêté de dépasser depuis longtemps et c’est maintenant moi que l’on reprend. Un concurrent, et puis un autre, et encore un. Je les entends arriver lentement, un à un, soufflant lourdement dans mon dos. Je les vois s’éloigner au ralenti, pas impressionnants mais réguliers. Ce n’est pas le film que j’avais en tête, pas sur les pentes du Ventoux. Et ce poids sur la poitrine bon dieu qui m’écrase. Où vais-je comme ça ? Je vais bientôt savoir.

Enfin le juge de paix, le Mas des Vignes sur la droite, l’épingle à cheveux sur la gauche et la pente tout à coup à plus de dix pourcents. Et au-delà je le sais la suite de rampes terribles qui s’enchaineront derrière dans la forêt sans un mètre de répit jusqu’au Chalet Reynard dix kilomètres plus haut. Et les six derniers kilomètres après dans la pierraille, sous le cagnard, moins raides mais décapants si le mistral s’en mêle. Je sais où je mets les roues. Je sais que c’est en enfer. « Allez mon gars, tu te dresses sur ton bike, tu appuis sur les pédales maintenant, tu me défonces cette porte ! Ca va passer. CA PASSE TOUJOURS ! Tu le sais ! » Alors je me lève, alors j’appuie, je verrouille mon mental, surtout ne pas penser. Et ça marche, oui ça marche ! Mon vélo s’arrache à la route, suspendu, léger. C’est beau. Beau comme un rêve d’enfant. Naïf aussi comme lui. Un instant plus tard la pesanteur du monde retombe sur mes épaules, sur ma poitrine surtout. Je me rassoie lourdement sur la selle, asphyxié. Je n’avance plus, ou si peu. Et pour la première fois, le mot interdit qui se fraie un chemin. Abandon… Abandon… Abandon… Des grappes de coureurs me dépassent, de tous âges, gabarits, sexes. C’est un naufrage en règle. J’y assiste lucide, pas épuisé, juste incapable d’intensité. La décision s’impose, brute, non négociable, facile au fond : s’arrêter là, tout de suite! Ce corps ne m’emmènera pas en haut, pas lui, pas aujourd’hui avec cette respiration de tuberculeux. Une aire sur le coté de la route, un arbitre sinistre debout devant sa moto justement qui semble n’attendre que moi. Je décroche mon dossard, le lui tends, c’est fait ! J’ai agis précipitamment, pour me protéger de moi-même au fond, de la tentation de repartir encore après quelques minutes de répit. Car je sens qu’aujourd’hui la donne n’est pas celle du dépassement de soi. Je me bats contre un ennemi qui cette fois n’est pas moi.

Et maintenant je fais quoi ? Il me faut rejoindre l’aire d’arrivée et pour cela gravir cette foutue montagne ! J’avise un père de famille à l’allure sportive debout à coté de son Scénic qui encourage les coureurs. C’est un cycliste du coin qui n’hésite pas une seconde à réorganiser son barda et à serrer ses enfants pour caser mon vélo et ma carcasse de héro fatigué. Vue de la place du mort qui porte bien son nom aujourd’hui, un coude à la portière, la pente reste impressionnante. Mais c’est surtout le labeur de mes ex compagnons qui me frappe. Chaque mètre se mérite, gagné au prix d’un engagement total, une victoire, puis une autre, et encore une autre extorqué à la gravité. Nous rattrapons rapidement Pascal dont le visage effaré au son de ma voix parvient à m’arracher un sourire. Quelques centaines de mètres plus haut, Alex. Là c’est autre chose ! Une fois la surprise passée, il se met à me hurler dessus, littéralement ! « Merde Christophe, mais MERDE ! Qu’est-ce que tu fous là-dedans ! T’as pas le droit ! PUTAIN ! C’est pas possible ça ! » Quelle savon je prends! Quelle fureur ! Son engueulade me secoue, sa déception m’honore. J’y vois une réaction quasi paternelle qui m’émeut. Décidemment ce sport créé des liens hors norme.

Mon chauffeur me dépose à cinq cent mètres du sommet que je rejoins en vélo. Ironie du sort en ce jour de défaite, c’est avec la tête de course que je boucle l’ascension ! Pas mal de spectateurs là-haut dont les encouragements sonnent d’un drôle de timbre à mes oreilles. Il y a de l’excitation pure, de l’admiration brute dans ces éclats de voix, dans la vigueur de ces gestes, sans le soupçon de compassion, sans la camaraderie auxquels on droit les anonymes en galère dont je suis d’habitude.

Après cinq kilomètres de descente sur l’autre versant je rejoins l’aire d’arrivée. Bizarre de se retrouver seul au buffet d’après course. J’ai presque froid. Renseignement pris je ne récupérerai pas mes affaires avant trois heures. Devant moi le stand des maillots finishers que j’ai passé sans un regard. Mais bon, j’ai froid. La jeune fille à laquelle j’expose la situation sans détour ne fait pas de difficulté et me donne un maillot que j’enfile aussitôt. Je me rassois dans un coin en attendant l’arrivée du vainqueur (déjà !) quand un jeune type du staff que je vois s’agiter en tout sens depuis plusieurs minutes m’interpelle durement :

  • Pourquoi avez-vous un maillot finisher Monsieur, vous n’avez pas terminé ?
  • En effet, j’ai abandonné, mais on me dit que les affaires personnelles ne seront pas disponibles avant trois heures et j’ai déjà froid
  • Monsieur, si vous avez froid il faut aller à la Croix Rouge, il vous donneront une couverture de survie. Quand aux affaires personnelles le délai était indiqué dans le programme !
  • Moi, conciliant : Certes et je n’ai pas de problème avec le programme mais je n’ai pas de raison d’aller encombrer la Croix rouge qui a d’autre chats à fouetter sans doute ; j’ai simplement froid et pas vraiment d’autre option.
  • Peu importe, vous n’avez pas le droit au maillot et je vous demande de le rendre !
  • Moi énervé cette fois : Et bien écoutez, pour récupérer votre maillot il ne vous reste plus qu’à me casser la gueule alors !
  • Et bien OK, viens avec moi je vais te la péter ta gueule !
  • Moi désabusé : Ah non, vous faites ça ici, je suis suffisamment fatigué comme ça !
  • T’es vraiment un connard !

Sur cette réplique de haut vol le gars me plante là car l’arrivée du vainqueur est annoncée et qu’il y a le bisou de l’hôtesse à organiser. Pas facile la vie de Staff Manager! Je l’observe qui passe maintenant un savon à la jeune bénévole qui a eu la faiblesse d’avoir pitié de moi. Elle encaisse sans broncher. Il aurait mérité de recevoir ses précieuses tuniques à la figure !

Le vainqueur arrive en cinq heures huit minutes. J’en aurais mis sans doute sept et demie. Ce half est un gros gabarit, pas de doute ! Car en plus de l’ascension du Ventoux, la course à pied, que je vais reconnaître en marchant maintenant, est une véritable tuerie, un trail avec plus de quatre cent mètres de dénivelé, des cailloux partout, des racines, des raidards de dingue, un truc de costaud quoi. Je m’allonge sur un coteau en surplomb et observe les concurrents, guettant Alex et Pascal. Une fois de plus l’épreuve m’impressionne. Plus la course avance plus les gars sont ravagés. Je fais ça moi parfois ? Vraiment ? Ouh là là mais ça pique ce truc ! C’est beau aussi, il faut le reconnaître. Les copains sont en galère. Je marche avec l’un, je trottine avec l’autre, tentant de trouver les mots que je voudrais entendre. Mais je n’ai aucun doute, l’un comme l’autre finiront, ça se lit dans leur yeux, ça s’entend dans leur voix. Gêné des félicitations de spectateurs ou parfois de coureurs j’ai fini par retourner mon maillot de finisher ! Moins confortable qu’on ne le pense le rôle d’usurpateur !

Et voilà, fin de partie. Une nouvelle journée de tri, hors norme, comme la plupart de celles qui l’ont précédées. Une claque mémorable que j’encaisse en souplesse car sans doute aujourd’hui ma vie n’est pas que Tri. Et d’une certaine manière elle donne plus de saveur à mes sommets passés. Déplacer ces montagnes n’est pas une mince affaire ; je l’avais oublié.

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12 commentaires sur “Ventouxman 2015 – Dossard 346 : Very bad Tri ou La finitude du finisher

  1. Comme me l’a dit un certain C.B, pas plus tard qu’hier : « on ne peut pas être au top toute l’année ==> il faut choisir des objectifs et gérer des cycles en fonction ». Ca manquait dans ton bouquin, maintenant c’est un vrai roman. Et tu restes toujours un tri athlète hors normes mon ami. Un grand sportif, une belle personne avec un top mental. N’oublie pas.
    La bise
    Marc

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    • Merci Marco pour tes encouragements.
      Pour autant quant à la notion de « ne pas être en forme toute l’année » je suis d’accord avec moi-même mais en l’occurrence c’était mon seul objectif tri de l’année ! L’idée était donc d’être en forme ce jour LA! Pour le coup c’est raté !
      Tant pis tant pis !!😱😫😜

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      • Oui terrible. Et pourtant je l’ai grimpé 3 fois dans le mois qui a précédé. Mais la chaleur à été terrible. Et surtout les premiers kilomètres avec le vent de 3/4 à usé les organismes plutôt que prévu.

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  2. Bonjour Christophe monsieur tout le monde…. Non, surtout pas M (ordinaire)…. Tu sais je lis ta vie!.. C’est presque gênant de se sentir voyeur, ou s’imisser dans l’intimité des personnes, mais j’éprouve un réel plaisir à prendre ce que tu donnes comme beau de l’EXISTANCE tu as une beauté qui caractérise l’Homme dans son authenticité. Bravo. J’ai vécu ton ressenti, je suis moins seul aujourd’hui j’arrive à 60ans le sport jusqu’à présent m’a accompagné, sorti la tête de la mélancolie. Ton livre est un cadeau de ma Louise du stade français elle a pensé fête de Papa… = :-)), c’est bien vu. Vous êtes magnifique les tris… Bon courage pour les jours à venir. J’ai abandonné 2 marathons… 1 par 35 degrés au 21. Mort…1 par -7 degrés…je ne trouvais plus mon sexe pour essayer de pisser… Je suis monté dans la première voiture et j’ai chialé de honte.apres je me suis dit…<>.. Alors ton orgueil! Tu le range bien au fond de ce qui est l’inverse de l’Homme, sa vraie valeur l’humilité & sa folie de la vie. À un de ces jours, j’accompagne parfois ma Loulou. Tu passes le bonjour à Jo, un vrai chouette mec comme toi, j’en suis certain Boxeur…:-)). Gilles Guillou.

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