Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant
D’une course parfaite, et si pleine, et sans peine
Et qui n’est chaque fois, ni tout à fait la même
Ni tout à fait une autre, et file comme le vent.
Si Verlaine avait couru le marathon, c’est ainsi qu’aurait démarré son fascinant « Rêve familier ». Mais il ne courait que les vers ajustés et les femmes apprêtées, autres courses maudites toutes aussi condamnées que celle du marathon par la vaine recherche d’une forme de perfection.
